Le Nâda

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Le son du silence intérieur

N’ayant pas une grande expérience dans le domaine qu’est l’écriture, ce que je vais tenter d’expliquer, part d’une expérience vécu et non pas le résultat d’une réflexion intellectuel sur ce qu’est   » le son du silence intérieur  » ou Nâda .
Cet article se veut évolutif au gré de mes rencontres, lectures, séances de zuochan, retraites……….

Cette pratique, car c’est bien d’une pratique dont il s’agit, est connu sous différents noms de divers traditions. Si j’ai choisi de nommer cet article   » le son du silence intérieur  » c’est avant tout pour ne pas créer de confusions avec les termes déjà usités dans ce domaine.
La pratique d’origine a été à mon sens mal comprise et trop souvent confondu avec une pratique similaire dont la base de l’enseignement, est l’utilisation du ou des sons externes ( musique) qui n’a strictement rien à voir avec le
 Nâda ! On la trouve pratiquement dans toutes les branches de l’hindouisme sous la forme de méditation sur le Shabdabrahman ( vibration sonore ) qui est aussi une forme de yoga , le yoga du son intérieur ou Nâda yoga aussi nommé Laya yoga,( yoga de la dissolution). Je reviendrai plus tard sur la notion de   » dissolution  » ou absorption de l’esprit. Certains Upanishad ( ensembles de textes philosophiques qui forment la base théorique de la religion hindoue ) enseignent de manières clair et précise sur le Nâda yoga .

Les pères du désert, le Soufisme, Platon et bien  d’autres font références au  « son du silence intérieur  « . Dans le Shurangama sutra ( le sutra de la Marche Héroïque ) , sutra Mahayana, utilisé dans le Bouddhisme Chan, Avalokitesvara dit qu’il a atteint l’illumination par la concentration sur le son intérieur . Le Bouddha loue alors Avalokitesvara et lui dit que c’est le moyen et la méthode ultime.

 

 

Il y a différentes catégories sonores de mouvement et d’immobilité. Le mouvement signifie le son et l’immobilité signifie le silence. Ici, nous laissons d’abord cesser l’objet du mouvement, qui consiste en deux types. 

Un, son déformé qui contient le sens voulu, comme le langage, les chansons et autres.

Deux sons directs qui sont dépourvus de sens, tels que les sons produits par le vent, l’eau, les oiseaux, les bêtes, les cloches, les tambours,,,

Il y a deux types de sons déformés:

Premièrement, des sons déformés à propos du banal. 

Deuxièmement, des sons déformés sur les principes.

En outre, il existe deux types de sons déformés sur le mondain – l’impuissant et le puissant. Les impuissants se réfèrent à des critiques de la littérature passée et présente et des phénomènes qui ont à voir avec d’autres personnes et d’autres temps. N’ayant rien à faire avec nous, [de tels sons] ne peuvent engendrer que des pensées dispersées, mais n’ont aucun pouvoir réel d’augmenter nos afflictions, par conséquent [de tels sons] sont «impuissants». Les sons « puissants » renvoient à des mots sur différents états pour lesquels nous désirons, des explications sur divers types d’injustices qui nous mettent en colère, des mots qui construisent notre réputation ou nous calomnient.

Les sons déformés à propos des principes ont à voir avec les mots décrivant les principes internes, externes, déviants ou appropriés. 

Même les discussions sur les pratiques bouddhistes, aussi mystiques et merveilleuses qu’elles puissent être, amènent les gens à développer une certaine compréhension basée sur les mots.

 Ces mots déclenchent des discussions internes et des processus de pensée, mais les gens peuvent ne pas réaliser ce qui se passe en eux. Saisir de telles conditions, (même si elles sont liées à la pratique bouddhiste,) signifie aussi que nous poursuivons et flottons avec ces sons, ce qui constitue une obstruction la plus grave à notre écoute fondamentale. C’est pourquoi cette tradition méditative bouddhiste traite même les enseignements verbaux des bouddhas et des patriarches comme des ennemis !

 

 

POÈME DE RÛMΠ
LE DIWAN DE SHAMS DE TABRIZ  » Le silence et l’écoute » .

LE SON INTERIEUR

 » Par ignorance nous sommes sourds au son intérieur
et nous avons besoin d’un enseignant pour nous
initier à l’ivresse de son écoute..

Ô silence tu es ce qu’il y a de plus précieux au centre de moi- 
même
Tu es le voile de toute suavité en moi
Fais-moi étalage de ta science car dans le silence il n’y a ni 
crainte ni espoir..
Pour le village détruit,abandonné,déserté,il n’est point de dîme 
ni de taxe de la terre..
L’homme de discours que sait-il de la douceur du silence ?
Le cœur avide,que connaît-il de la fraîcheur fluide ?
Je suis le miroir,je suis le miroir,je ne suis pas l’homme des 
discours
Vous pourrez voir mon état spirituel quand vos oreilles seront 
devenues regard..
J’agite mes mains comme la feuille de l’arbre et je tourbillonne 
en dansant comme la lune  » .

Les quatre nobles vérités

Que nous devions, toi et moi, voyager et peiner au cours de ce long périple, provient de notre incapacité à découvrir, pénétrer quatre vérités. Quelles sont-elles ? Ce sont :

– La Noble Vérité de la Souffrance
– La Noble Vérité de l’Origine de la Souffrance
– La Noble Vérité de la Cessation de la Souffrance
– La Noble Vérité de la Voie qui mène à la Cessation de la Souffrance.

 L’Enseignement du Bouddha sur les quatre Nobles Vérités,   contient tout ce qui est nécessaire à la compréhension du Dharma et à la réalisation de l’éveil.

Le Bouddha estima cet enseignement trop subtil pour lui permettre d’exprimer sa découverte par les mots et décida qu’il s’abstiendrait donc d’enseigner, se contentant de rester assis sous l’arbre Bodhi pour le restant de ses jours.

Les Quatre Nobles Vérités sont donc les suivantes : il y a la souffrance, il y a une cause, une origine à la souffrance, il y a une fin à la souffrance et il y a une issue à la souffrance qui est le Noble Chemin Octuple. Chacune de ces vérités possède trois aspects, donc au total douze révélations « Il y a la souffrance » constitue le premier aspect de la Première Noble Vérité. Quel est-il ? Il n’est pas utile de compliquer les choses : il s’agit simplement du fait de reconnaître que « Ceci est souffrance, dukkha ». C’est une déclaration fondamentale. Une personne ignorante pense : « Je souffre, je ne veux pas souffrir. Je médite et prends part à des retraites pour ne plus souffrir, mais je continue à souffrir et je ne veux pas souffrir… Comment faire pour échapper à la souffrance ? Que puis-je faire pour m’en débarrasser ? ».

Dès lors, nous  considérons la douleur ou l’angoisse que nous  ressentons non plus comme étant « la mienne, celle qui m’appartient », mais plutôt en tant que matière à réflexion : « Ceci est souffrance, dukkha ». Cette perspective est l’attitude de réflexion du Bouddha observant le Dharma. La révélation est simplement : admettre la présence de la souffrance sans en faire une question personnelle. Considérerons simplement l’angoisse mentale ou la douleur physique et  voyons la en termes de dukkha plutôt qu’en termes de misère personnelle, la voir simplement comme étant dukkha et ne pas réagir selon son habitude.

La seconde perspective de la Première Noble Vérité est : « La souffrance doit être comprise (prendre en soi ) ». La deuxième révélation ou facette de chacune des Quatre Nobles Vérités contient le mot « doit » : « Cela doit être compris ». Ce second aspect est donc que dukkha représente quelque chose qu’il s’agit de comprendre. Il faut comprendre dukkha et non simplement essayer de s’en débarrasser. Nous pourrions  considérer le terme  « comprendre » comme « prendre avec soi ». Il possède un sens plus fort comme « accepter véritablement la souffrance », l’embrasser totalement plutôt que de simplement y réagir. Quelle que soit sa forme, mentale ou physique, nous avons tendance à réagir à la douleur, mais, en usant de compréhension, nous pouvons vraiment observer la souffrance, l’accepter, la saisir et l’embrasser véritablement. Voilà donc la seconde révélation : nous devons « comprendre » la souffrance.

Le troisième aspect de la Première Noble Vérité est : « La souffrance a été comprise ». Quand nous avons vraiment pratiqué avec la souffrance – en l’observant, en l’acceptant et en arrivant ainsi à une compréhension profonde de sa nature propre, nous pouvons aborder la troisième facette : « La souffrance a été comprise », ou « dukkha a été comprise ». Les trois aspects de la Première Noble Vérité sont donc : « Il y a dukkha, dukkha doit être comprise et dukkha a été comprise! ».

 

 

Les Quatre Nobles Vérités sont à utiliser pour notre développement. Nous pouvons les appliquer aux situations banales de notre vie. A l’aide de ces vérités, nous pouvons  étudier nos attachements. En utilisant la Troisième Noble Vérité, nous pouvons atteindre   la cessation de la souffrance et de mettre en pratique le Noble Chemin Octuple de manière à développer la compréhension. Bien que cela puisse sembler compliqué – quatre vérités, trois aspects, douze révélations, quatre vérités, trois aspects,  – c’est en fait plutôt simple. C’est un outil pour nous aider à comprendre la souffrance et l’absence de souffrance. .  Les Quatre Nobles Vérités sont à utiliser pour notre développement. Nous pouvons les appliquer aux situations banales de notre vie. A l’aide de ces vérités, nous pouvons  étudier nos attachements.

 

 

Les Quatre Nobles Vérités offrent matière à réflexion pour toute notre vie. Il ne s’agit pas seulement de réaliser les Quatre Nobles Vérités, les trois aspects et les douze étapes et  passer ensuite à autre chose de plus avancé. Les Quatre Nobles Vérités ne sont pas aussi faciles à comprendre. Pénétrer leurs significations profondes demande une attitude attentive dès plus soutenu et continue.

 

 

 

La première Noble Vérité

 

Quelle est la Noble Vérité de la Souffrance ?

La naissance est souffrance, la vieillesse est souffrance et la mort est souffrance. Etre séparé de ce qu’on aime est souffrance, ne pas obtenir ce que l’on désire est souffrance : en résumé, les cinq catégories d’attachements sont sources de souffrance.

Il y a la Noble Vérité de la Souffrance : telle fut la vision, révélation, sagesse, connaissance et lumière qui s’éleva en moi au sujet de choses jusqu’alors non exprimées.
Cette Noble Vérité doit être pénétrée par une compréhension complète de la souffrance : telle fut la vision, révélation, sagesse, connaissance et lumière qui apparut en moi au sujet de choses jusqu’alors inexprimées.
Cette Noble Vérité a été pénétrée par une compréhension complète de la souffrance : telle fut la vision, révélation, sagesse, connaissance et lumière qui apparut en moi au sujet de choses jusqu’alors inexprimées.

La Première Noble Vérité et ses trois aspects est la suivante :

Il y a souffrance, dukkha. Dukkha doit être comprise. Dukkha a été comprise.La souffrance, dukkha, est une expérience que nous partageons tous. N’importe lequel d’entre nous fait cette expérience, où qu’il soit. Personne n’est épargné, des plus privilégiés aux plus démunis. N’importe lequel d’entre nous, où qu’il soit, fait l’expérience de la souffrance. C’est un lien qui nous relie tous les uns aux autres, quelque chose qui est familier à chacun d’entre nous.

La Première Noble Vérité n’est absolument pas une doctrine  » métaphysique pessimiste » qui affirme que tout est souffrance. C’est sur ce point que beaucoup d’occidentaux se trompes, car ils interprètent cette Noble Vérité comme un dogme métaphysique Bouddhiste, aborder cela ainsi est totalement erroné. Nous voyons clairement que la Première Noble Vérité est issue de la souffrance. Il ne peut y avoir de souffrance absolue de même qu’une voie qui peut s’en échapper ! Pourtant, nombre de personnes se référant à la Première Noble Vérité, soutiennent que le Bouddha enseignait que tout est souffrance.

Pour accéder à la disparition de la souffrance, il est nécessaire d’en admettre consciemment la présence. Mais, dans la méditation bouddhiste, cette acceptation n’est pas faite depuis une position telle que « Je souffre », mais plutôt à partir de celle de « Il y a présence de souffrance ». Ainsi, nous ne sommes pas en train d’essayer de nous identifier au problème, mais de simplement reconnaître son existence. Ce type de pensée déclenche toutes les suppositions renforçant l’idée d’une personnalité fixe, qui ne peut être changée et il devient très compliqué de voir les choses sous un autre angle. Tout devient très confus, car le sentiment que ces problèmes et ces pensées sont les nôtres, peut facilement nous inciter à vouloir nous en débarrasser ou à porter des jugements critiques sur nous-mêmes. Nous avons tendance à nous attacher et à nous identifier plutôt qu’ a observer, être témoin et comprendre les choses telles qu’elles sont. En revanche, si nous admettons simplement la présence d’un sentiment de colère ,de confusion, de convoitise alors notre attitude constitue une réflexion honnête sur la nature des choses.

Bien évidemment la souffrance est une expérience que nous ne souhaitons pas connaître ; et donc de nous en débarrasser. Nos réactions habituelles, dès que quelque chose nous dérange ou nous ennuie, est de vouloir s’en défaire ou de la supprimer. Nous avons tendance à placer en avant la beauté et les joies de la jeunesse, tandis que nous mettons à l’écart tout ce que la vie nous renvoie en terme de, laideur, vieillesse, maladie, mort, l’ennui, le désespoir et la dépression. Lorsque nous rencontrons quoi que ce soit de désagréable, nous essayons de nous en débarrasser et de la remplacer par quelque chose d’agréable. Si nous ressentons de l’ennui, nous recherchons quelque chose d’intéressant. Si nous avons peur, nous essayons de trouver un moyen de nous rassurer. Il est légitime de réagir ainsi. Nous fonctionnons selon ce principe « plaisir-douleur » qui consiste à être attiré ou repoussé. Nous choisissons ce que nous aimons et tentons d’éliminer ce que nous n’aimons pas. En grande partie notre expérience doit donc être supprimée, car il est impossible de vivre sans être associé à des choses désagréables.. Reconnaître cette expérience de la souffrance – ceci est souffrance – conduit ensuite à la seconde révélation de la Première Noble Vérité : « Elle doit être comprise ». Cette souffrance doit être examinée

La deuxième Noble Vérité

 

Quelle est la Noble Vérité au sujet de l’origine de la souffrance ?

L’avidité  renouvelle l’existence, accompagnée de l’esprit  de convoitise,  la soif du plaisir des désirs sensuels, la soif d’existence, la soif de non-existence.  Partout où il y a une apparence de plaisir et de satisfaction, alors la souffrance prend forme.

La Deuxième Noble Vérité et ses trois aspects : « Il y a l’origine de la souffrance, qui est l’attachement au désir. Le désir doit être abandonné. Le désir a été abandonné. »

La Deuxième Noble Vérité établit qu’il existe une origine à la souffrance et que cette origine est l’attachement à trois espèces de désirs : la soif pour les plaisirs sensuels, la soif de devenir et celle d’éliminer. Ceci constitue la formulation de la deuxième Noble Vérité. Donc l’origine de la souffrance est l’attachement au désir.

 

La troisième Noble Vérité

 

La cessation de la souffrance

Lorsqu’on a compris l’origine de la souffrance, on comprend l’engrenage du cycle des renaissances qui nous y maintient. On comprend aussi que l’esprit est fondamentalement pur, mais que son fonctionnement est influencé par différentes perturbations. Il est important de comprendre que, les renaissances se faisant à travers des agrégats impermanents, en éliminant les causes, on rompt la succession des réincarnations conditionnées. Il existe donc un remède, un antidote puissant: la sagesse réalisant la vacuité.

La cessation est, par conséquent, le fruit d’un travail qui permet d’éliminer l’attachement. Par cette réalisation, on obtient la libération engendrant une grande paix venant de l’atteinte d’un état sans souffrance, d’un état de béatitude, de satisfaction, et de délivrance des perturbations.

Quiconque atteint cette libération est délivré à tout jamais du cycle des renaissances conditionnées par l’influence des karmas positifs ou négatifs. La cessation est alors définitive, les perturbations ne pouvant plus réapparaître.

 

 

 

La quatrième Noble Vérité

 

La Voie qui mène à cette cessation

Mais pour arriver à cet état de libération, il faut s’appliquer à suivre le chemin qui explique comment mettre un terme à la souffrance en en contrant les causes par la mise en oeuvre de méthodes de purification des potentiels négatifs accumulés, par des méditations sur le non-soi et la vacuité, en s’abstenant de commettre les dix actions non vertueuses et en mettant tout en oeuvre pour accumuler un potentiel positif et atteindre la sagesse la plus élevée.

Les méditations sur l’impermanence des phénomènes, sur la mort, sur le fait que nous serons dirigés après la mort par la force du karma accumulé – force incontrôlée – vers une autre naissance dans un des six mondes, sont des moyens qui nous permettent de générer, par la compréhension, la crainte de ce qui pourrait nous arriver si nous devions mourir maintenant. Cette compréhension nous amène à prendre Refuge, première étape sur le sentier pour entreprendre notre développement.

La prise de Refuge est la reconnaissance du Bouddha comme le médecin qui a su diagnostiquer la maladie, du Dharma, ou enseignement du Bouddha, comme le remède capable de nous guérir, et de la Sangha, ou communauté de ceux qui suivent les enseignements du Bouddha, comme ceux qui donnent le remède. C’est reconnaître que nous n’avons pas, à l’étape où nous sommes rendus, la capacité de venir en aide de façon vraiment efficace à une multitude d’êtres qui sont comme nous dans la souffrance, que nous avons beaucoup à apprendre pour développer la sagesse, et que nous devons emprunter le chemin spirituel pour progresser dans la bonne direction.

La prise de refuge implique aussi la recherche, d’un ami spirituel, capable de donner les enseignements appropriés au bon moment, et de comprendre et d’évaluer la progression d’un élève. Cette recherche peut prendre du temps, puisque c’est un choix qui doit être fait soigneusement. On doit rechercher son maître comme on recherche un objet rare et précieux, en examinant ses enseignements comme on examine un tel objet pour s’assurer de sa valeur. Le Bouddha lui-même disait qu’il ne fallait pas croire ce qu’il enseignait simplement parce qu’il était le Bouddha, mais qu’il fallait analyser ses instructions,  et qu’il ne fallait les retenir que lorsque leur examen montrait qu’ils étaient justes et aptes à guider vers la libération et la sagesse.

 

Le fait de considérer une personne comme son Maître et de lui demander de nous accepter comme son élève est lourd de sens,  et il faudra surtout éviter d’en venir à quitter un Maître parce qu’on l’aura choisi de façon précipitée et sans discernement. On doit, entre autres, examiner soigneusement la cohérence entre ce que cette personne enseigne et sa vie de tous les jours. Si on décide, après avoir tout bien examiné, que telle personne est le Maître adéquat, il faudra pouvoir accepter ses recommandations en considérant qu’il peut avoir la vue juste et la clairvoyance nécessaire pour nous guider.

Pour gravir le chemin, on recherchera ensuite à respecter les huit conduites, formant l’Octuple Sentier, qui feront que notre vie sera en accord avec la voie du Bouddha.

 

À travers les pratiques et les efforts soutenus, le pratiquant progressera sur le sentier qui comporte les cinq étapes ou cinq chemins suivants:

  • Le chemin de l’accumulation, durant lequel le pratiquant accumule des mérites, approfondit la sagesse et se purifie. On accumule alors les causes et les conditions  nécessaires au développement de la pratique :
  • Le chemin de l’application, qui est le passage entre l’accumulation et le contact avec l’expérience. Les négativités ne sont plus alors un obstacle à la pratique. Le pratiquant à ce niveau n’est plus soumis aux renaissances inférieures;
  • Le chemin de la vision, qui est atteint au moment où on expérimente directement la vacuité. La structure grossière de la conscience dualiste et émotionnelle s’élimine;
  • Le chemin de la méditation, où se développe l’attention continue et concentrée sur l’expérience de la vacuité. La structure la plus subtile de l’émotivité, faisant partie de l’ignorance fondamentale, disparaît;
  • Le chemin de l’achèvement, ou l’au-delà de l’apprentissage, qui est le chemin où il n’y a plus rien à apprendre. À cette étape, l’état méditatif « semblable au vajra » tranche l’ultime voile, celui qui sépare de l’omniscience. L’état de bouddha est ainsi atteint.

Sur les différents chemins, le pratiquant s’efforcera de développer les Six Perfections ou Paramitas.

Celui qui emprunte la voie du mahayana développera aussi la Bodhicitta, ou esprit d’éveil.DSCN6024

Les essentiels de la pratique et de l’illumination pour les débutants de Maître Hanshan

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Comment pratiquer et atteindre l’illumination ?

Concernant les causes et les conditions nécessaires à la grande affaire de l’au-delà de la vie et de la mort, la nature de Bouddha est intrinsèquement présente en chacun, ainsi, tout est déjà complet en vous, rien ne manque dès l’origine. La difficulté est que depuis des temps immémoriaux les graines de passions et de pensées erronées, de conceptualisations émotionnelles et, nos tendances habituelles profondément enracinées ont obscurci cette merveilleuse luminosité en nous. Vous ne pouvez la réaliser authentiquement parce que vous vous êtes perdus dans des pensées erronées, d’un corps, d’un esprit, et d’un monde discriminant et jacassant sur ceci ou cela. Pour ces raisons, vous avez erré dans les cycles de la vie et de la mort. Pourtant, tous les Bouddhas et les Maîtres ancestraux sont apparus en ce monde usant d’innombrables mots par des moyens habiles pour exposer le Chan et clarifier la doctrine. S’adaptant et s’harmonisant aux dispositions des différents êtres sensibles,tous ces moyens habiles sont des outils, pour briser notre esprit d’appropriation et, réaliser qu’originellement les Dharmas sont sans substance ou impression d’un soi.
Ce qui est communément connu comme  »pratique » signifie simplement s’harmoniser avec l’état d’esprit dans lequel on est de manière à purifier l’esprit et, à se dessaisir ou abandonner et, à se dessaisir des pensées erronées et, des traces de nos tendances habituelles. S’y exercer avec effort est appelé  »pratique ». Si pendant un seul moment, les pensées erronées cessent subitement, vous percevrez complètement votre propre esprit et, réaliserez qu’il est vaste et ouvert, brillant et lumineux, intrinsèquement parfait et complet. Cet état étant originellement pure dès l’origine dépourvu de toutes choses, vaste et ouvert, est appelé illumination. En dehors de cet esprit que nous avons tous, il n’y a pas de choses telles que : contemplation, ou pratique ou même illumination. L’essence de l’esprit est tel un miroir, et toutes les traces de pensées erronées et de pensées s’accrochant aux conditions ne sont que les poussières souillées de l’esprit. Le concept d’apparence séparé sont cette poussière et votre conscience émotionnelle et, son aspect souillé. Toutes les pensées erronées se dissipent, l’essence intrinsèque se révélera. Tout comme lorsque les souillures sont polies, le miroir retrouve sa clarté originel. Il en va de même avec le Dharma.
Cependant, nos habitudes, nos souillures, et notre soi –  »appropriant » se sont accumulés depuis des éons et, sont devenus solides et fermement enracinés. Heureusement , à condition d’avoir les conseils d’un bon ami spirituel, notre prajna inhérente, peut influencer notre être de manière à ce que cette prajna inhérente, s’accroisse. Ayant réalisé que la prajna est inhérente à chaque être, nous pouvons développer la Boddhicitta ( l’esprit d’éveil ) et, développer une aspiration profonde à renoncer au cycle de la naissance et de la mort. La tâche de déraciner d’un coup les racines,de la naissance et de la mort, accumulée depuis d’innombrables éons, est une affaire délicate et subtile. Si vous n’êtes pas quelqu’un ayant une grande force, une grande habileté, quelqu’un d’assez courageux pour supporter une telle charge et, aller à la racine de cette grande affaire, sans aucunes hésitation, alors cette tâche primordiale sera extrêmement difficile à accomplir. Un ancien a dit :  » cette affaire de la naissance et de la mort, c’est comme une personne confrontée à dix mille ennemis ». Ces paroles ne sont pas mensonges , l’affaire est sérieuse.

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L’entrée dans la pratique et l’illumination.

D’une manière générale, en ces temps,  »de fin de Dharma », il y a bien plus de gens qui pratiquent que de gens qui ont vraiment réalisés la Voie. Il y a plus de personnes qui gaspillent leurs efforts que de gens qui en tirent bénéfice. Pourquoi est-ce ainsi ? Ils n’exercent pas leurs efforts directement, ils ne connaissent pas le raccourci. Au lieu de cela, beaucoup de gens ne font que remplir leurs esprits avec des savoirs du passé basés sur ce qu’ils ont lu ou entendu, ou bien ils jugent les choses sur la base de leurs discriminations individuelles, ou bien, ils suppriment délibérément les pensées erronées, ou bien ils s’éblouissent  »des visions étonnantes » qui se dressent devant les portes de leurs sens. Ces gens résident  » dans les mots des anciens dans leurs têtes et les prennent pour vrai ». De plus, ils s’accrochent à ces mots comme étant les leurs. Ils ne savent pas qu’aucun de ces mots est un tant soit peu utile. C’est ce qui est appelé :  » s’accrocher à la compréhension des autres et obstruer notre propre entrée dans l’illumination  ».
Pour vous engager dans la pratique, vous devez d’abord rompre avec le savoir et la compréhension intellectuelle et, concentrer tous vos efforts en une pensée unique. Ayant la ferme conviction en votre esprit vrai et originellement pure et clair. Sans la moindre chose persistante – il est brillant et parfait et imprègne tout le Dharmadhatu. Intrinsèquement, il n’y a pas de corps, d’esprit ou de monde ; il n’y a pas non plus de
pensées erronées ou de conception émotionnelles. Juste en ce moment, cette unique pensée est elle même non née ! Toutes les choses qui se manifestent spontanément, sont illusoires et in-substantielles. Toutes sont des réflexions de l’esprit vrai. Pratiquer de manière à démanteler toutes pensées erronées. Vous devriez vous concentrez en l’esprit là où les pensées naissent et, où elles meurent. Si vous pratiquez ainsi, peu importe quel type de pensées erronées naissent en un instant, elles sont démantelées, elles sont mises en pièces. Elles se dissolvent et disparaissent. Vous ne devriez jamais suivre ou, alimenter les pensées erronées. Maître Yongjia déclare :  » il faut trancher l’esprit qui désire la continuité  ». Il en est ainsi parce que l’esprit illusoire est originellement  » sans racines  ». Vous ne devriez jamais prendre une pensée erronée comme étant réelle et essayer de la conserver dans vos cœurs. Dès qu’elle née, voyez la. Dès que vous l’aurez vu, elle disparaîtra. N’essayez jamais de supprimer les pensées, mais permettez aux pensées d’être simplement. Comme si vous regardiez une gourde  » çalbasse  » flotter sur l’eau.
Laissez de côté votre corps, votre esprit et le monde, produisez simplement cette seule pensée comme une épée transperçant le ciel. Si un Bouddha ou un Mara apparaît, découpez- le simplement comme un tas de soie enchevêtré. Usez de vos efforts et de votre force avec patiente pour pousser votre esprit jusqu’au bout, jusqu’à ses retranchements. Ce qui est connu comme  » un esprit qui maintient la pensée juste de l’ainsité vrai  » signifie qu’une pensée correcte est non-pensée. Si vous êtes capables de contempler le  » non-pensée  » vous cheminez déjà vers la sagesse des Bouddhas.
Ceux qui pratiquent et ont récemment généré la Boddhicitta ( l’esprit d’éveil ) devraient placer leurs convictions dans l’enseignement de  » l’esprit seulement  ». Le Bouddha a dit :  » les trois mondes sont esprit-seul et la myriade des dharmas n’est que conscience  ». Tout le Bouddhadharma n’est qu’exposition détaillé de ces deux lignes, ainsi tous devraient distinguer, comprendre et, générer de la foie ( confiance ) en cette réalité. Les passages du sacré et du profane ne sont que des voies d’illusions et d’éveil en notre propre esprit. En dehors de l’esprit, tout karma de vertu et de vice ne peut être obtenu. Votre nature propre, est merveilleuse. C’est quelque chose de naturel et de spontané, pas quelque chose à laquelle on peut  »s’éveiller  » puisque nous la possédons naturellement . Puisqu’il en est ainsi, sur quoi pourrions nous,nous illusionner ? L’illusion fait seulement référence à notre inattention, à notre ignorance du fait que notre esprit ne possède intrinsèquement pas une seule chose, et du fait que le corps, l’esprit et le monde sont originellement vides.
Parce qu’il y a obstruction à ce qui est naturellement, alors il y a illusion. Vous avez toujours pris l’esprit des pensées illusoires, qui naissent et qui meurent constamment, comme étant réelles. Pour cette raison vous avez également pris les diverses transformations illusoires et, les apparences du monde des six objets des sens comme étant réelles. Si aujourd’hui vous voulez éveiller l’esprit et vous écartez des chemins erronés, pour prendre la route supérieur, alors vous devriez éliminer vos anciennes vues et compréhensions. Ici, pas un seul grain de connaissances intellectuelles ou de compréhension du mental ne seront utiles. Vous devez
simplement voir au travers du corps de l’esprit et du monde, qui vous apparaissent, et réaliser leurs in- substantialités. Tels des reflets imaginaires, qui sont pareils à des images dans un miroir ou le reflet de la lune sur l’eau. Entendez tous les sons, toutes les voix, comme le vent passant à travers la forêt, percevez les objets comme des nuages glissants à travers le ciel. Toute chose est dans un état de flux constant, toute chose est illusoire et in substantiel. Il n’y a pas que le monde extérieur qui soit ainsi mais vos propres pensées erronées, de discriminations émotionnelles venues du mental, toutes les graines de passions, vos tendances habituelles, ainsi que vos vexations, toutes ces choses sont sans fondement et sans substance.

Si vous voulez pratiquer la contemplation de cette manière, alors dès qu’une pensée surgit, vous devriez en trouver la source. Ne la laissez pas passer aléatoirement. N’en soyez pas déçu non plus ! Si vous pratiquez ainsi, au moins pratiquerez vous de manière correcte. N’essayez pas d’en construire une vue abstraite et intellectuelle ou de forger une compréhension intellectuelle de ces phénomènes. Bien que, même d’en parler comme d’une pratique est une dernière alternative. Par exemple, dans l’utilisation des armes, elles ne sont vraiment pas des objets hospicieux ! Mais elles sont utilisées comme les dernières alternatives possibles lors des batailles. Les anciens parlaient  » d’investiguer le Chan  » et de mettre le Huatou en avant. Cela aussi ce sont des  »alternatives finales  ». Même si il existe d’innombrables gong’ an ( koan), il n’y a quand usant le Huatou,  »qui est ce qui récite  » que l’on peut aisément extraire la force du gong’an dans les situations vexantes et difficiles du quotidien. Même si l’on peut recevoir aisément la force, ce Huatou n’est qu’une tuile cassée pour frapper à la porte de nos esprits. En temps voulu, il faudra s’en débarrasser. Mais il va falloir l’utiliser pour le moment. Si vous comptez faire du huatou votre pratique, il vous faudra avoir la foie, une fermeté sans faille et de la persévérance. Vous ne pouvez garder la moindre trace d’hésitation et d’incertitude. Vous ne pouvez pas décider d’une chose un jour et pour en changer le lendemain. Vous ne devriez pas avoir pour considération le faîte que vous n’atteindrez pas l’éveil ou le fait que le Huatou n’est pas suffisamment  » profond  ». Toutes les pensées ne sont qu’attachement. Je dois en parler pour que vous ne donniez pas naissance au doute et à la suspicion lorsque vous y serez confrontés. Si vous pouvez produire de la force à partir de votre énergie inhérente, le monde extérieur ne vous influencera pas. Cependant, intrinsèquement votre esprit pourra donner naissance à de nombreuses distractions , sans raison apparente. Par fois, le désir et la luxure s’éveillent, parfois la suractivité survient. De nombreux attachements pourraient naître en vous , et vous exténuez mentalement et physiquement. Vous ne saurez pas quoi faire. Ce sont toutes les  » tendances karmiques  » qui ont étaient stockées dans notre ultime conscience depuis d’innombrables éons. Aujourd’hui, de part votre pratique énergétique, elles se révéleront toutes. A ce moment critique, vous devez être capable de discerner, de voir à travers elles, et de les laissées passer. Ne vous laissez jamais contrôler ou manipuler par ces tendances karmiques, et surtout, ne les considérez jamais comme étant réelles. A ce moment vous devez  » rafraîchir votre esprit  » et accroître votre courage et votre attention pour faire coïncider les considérations existentielles en vous, et votre
investigation du huatou. Fixez votre attention à l’endroit d’où naissent les pensées et demandez vous continuellement :  » originellement il n’y a rien au-dedans de moi, alors d’où viennent les difficultés ? Qu’est- ce ?  ». Vous devez être déterminés à connaître le fond de l’affaire . Insistant ainsi, tuant toutes les illusions qui naissent, sans laisser une seule trace jusqu’à ce que tout les démons et les esprits éclatent en sanglots. Si vous savez pratiquer comme cela, des bonnes nouvelles viendront à vous naturellement.
Si vous pouvez couper au travers d’une seule pensée, alors toutes pensées illusoires seront soudainement mises en pièces. Vous vous sentirez telle une fleur dans le ciel qui ne projette aucune ombre, ou tel un soleil brillant mettant en lumière sans limite, ou tel un étang limpide, transparent et clair. Après avoir expérimenté cela, il y aura un sentiment d’incommensurable lumière et d’aise, ainsi qu’une sensation de libération. C’est un signe pour les débutants du fait qu’ils produisent de la force provenant de la pratique. Il n’y a rien de merveilleux ou d’extraordinaire là-dedans. Ne vous en réjouissez pas, ne traînez pas dans cette expérience prenante. Si vous le faites,alors le Mara de la joie vous possédera ou vous aurez seulement gagnés ne nouvelle sorte d’obstruction mentale. Scellé dans votre conscience – réceptacle ( Alaya-Vinaya ) sont vos tendances habituelles ( habitudes ) et les graines de passions. Si votre pratique du Huatou ne fait pas effet, ou si vous êtes incapables de contempler et d’illuminer votre esprit, ou que vous n’arrivez simplement pas à vous appliquer à la pratique, alors vous devriez pratiquer les prosternations, lire les sutras ou vous engagez dans les pratiques de repentance. Aussi réciter des mantras pour recevoir le  » sceau secret  » directement des Bouddhas; cela allégera vos attachements. Il en est ainsi parce que tous les mantras secrets sont les Sceaux de l’Esprit de Diamant des Bouddhas. Lorsque vous les utilisez, c’est comme détenir un monde destructible Diamant- éclair (Vajra ) qui peut tout faire trembler.Tous ceux qui s’en approchent, seront réduits en poussière. L’essence de tous les enseignements ésotériques de tous les Bouddhas, et des Maîtres ancestraux, est contenu dans les mantras. Ainsi il est dit que  » tous les Tathagata des dix directions ont atteints l’insurpassable et parfaitement correct éveil au travers de tels mantras ». Bien que les Bouddhas aient exposé cela clairement,le lignage des Maîtres ancestraux, par peur que ces mots soient incompris, ont gardé ce savoir secret à ne pas utiliser ces méthodes. Quoi qu’il en soit, pour générer de la force à partir de la pratique des mantras, vous devez les pratiquer régulièrement pendant une longue période. Encore que, même comme ça , vous ne devriez jamais anticiper les effets ou rechercher de merveilleux résultats.

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                          Éveil-Compréhension/ Éveil-Actualisation

Il y a ceux qui s’éveillent d’abord puis qui s’engagent dans la pratique, et il y en a qui qui pratiquent d’abord puis s’éveillent. Il y a également une différence entre l’éveil-compréhension et l’éveil-actualisation.

L’éveil compréhension
Ceux qui ont une compréhension par la pensée de l’éveil après avoir entendu les enseignements oraux des Bouddhas ou des Maîtres ancestraux, atteignent l’éveil-compréhension. Dans la plus part des cas, ces personnes tombent dans le jeux des opinions et des savoirs. Confrontés à toutes les circonstances de la vie ils n’arriveront pas à utiliser ce qu’ils savent. Leurs esprits et les objets extérieurs sont en opposition. Il n’y a là, ni unité, ni harmonie. Donc, ils font sans cesse face à des obstacles. Ce qu’ils ont réalisé se nomme  » prajna  » en apparence et ne provient pas de la pratique authentique.

L’éveil-actualisation ou éveil actualisé
L’éveil-actualisation est le résultat d’une pratique sincère et solide, quand on arrive à une impasse où les montagnes sont arides et l’eau est épuisée. Soudainement une pensée cesse, et vous percevez parfaitement votre esprit. A ce moment- là, vous vous sentirez comme si vous aviez personnellement  » vu votre père et à la croisée des chemins  » – plus aucun doute ne subsiste! C’est comme si vous buviez l’eau vousmême ; que l’eau soit chaude ou froide, seul vous, le savez, et ce n’est pas quelque chose que vous pouvez d’écrire à d’autres. Telle est la vraie pratique et le vrai éveil. En ayant eu une telle expérience, vous êtes capables de l’intégrer à toutes les situations de la vie, et de purifier le karma déjà manifesté, le courant de votre conscience, vos pensées erronées et les fabrications émotionnelles jusqu’à ce que tout fusionne avec l’Unique Vrai Esprit. Cela est éveil-actualisation.
Cet état d’éveil-actualisé, peut être encore divisé en réalisations superficielles, et profondes. Si vous concentrez votre effort à la racine de votre existence, renversant le  » baril de laque noir et retournons instantanément l’entre de l’ignorance fondamentale, d’un bon, rentrez directement dans le royaume de l’éveil, alors vous n’aurez rien à apprendre de plus  » . Cela est appelé avoir des racines karmiques suprêmes. Votre
actualisation de l’éveil inhérent de l’esprit, sera en effet profond. Un autre côté pour ceux qui pratiquent et comprennent graduellement la profondeur de leur actualisation de l’éveil inhérent de l’esprit, sera superficiel.

La pire des choses, est de s’auto-satisfaire de quelques petites expériences spirituelles. Ne vous permettez jamais de tomber dans les expériences éblouissantes stimulantes qui naissent à nos portes sensorielles. Pourquoi ? Parce que votre huitième conscience n’a pas encore été écrasée, alors quoi que vous expérimentiez ou faites sera conditionné par vos consciences et vos sens erronés. Si vous pensez que cette conscience est réelle, alors vous confondez un voleur avec votre propre fils ! L’ancien à dit :  » ceux qui s’engagent dans la pratique, ne savent pas ce qui est réel, car jusque- là ils ont pris leur conscience comme étant réelle, ce que l’ imbécile prend pour son visage originel, est en fait la cause fondamentale de la naissance et de la mort  ». Telle la barrière à laquelle vous devez passer.

Ce qui est appelé  » éveil subit et pratique graduelle  », fait référence à quelqu’un qui est expérimenté  » éveil approfondi  », mais à qui il reste des tendances d’habitudes fortement ancrées qui n’ont pas été purifiées. Ces gens devraient inclure les principes qui leur viennent de l’éveil qu’ils ont réalisés pour faire face à toutes les circonstances de la vie, et mobiliser la force de leurs contemplations et, illuminations pour expérimenter pleinement leurs esprits, dans les situations difficiles. Quand une partie de l’expérience, qu’ils ont dans ces situations, s’accorde avec la voie, ils auront actualisé une portion du Dharmakaya. Lorsqu’ils dissolvent une partie de leurs pensées erronées, tel est le degré de manifestations de leurs sagesses fondamentales. Ce qui importe c’est de garder une continuité sans égale dans la pratique. Ainsi, il est bien plus effectif d’appliquer la pratique à de vraies situations de la vie.

Traduit de l’Anglais par Yao Xin Shakya

Bienvenue sur l’ « Ermitage de la Cabane du Sud « 

南部小屋 禪 庵

nánbù xiǎowū chān ān

groupe affilié à

Dharma Winds Zen Hermitage (ZBOHY / Zatma – Belgique)

Fǎ Fēng Sēng jiā 法風 僧伽

Cette petite communauté se réunit pour pratiquer l’assise silencieuse dans la tradition du Chan/zen.Nous pratiquons et partageons dans l’esprit du Chan  » du Sud » (Mahayana) selon les enseignements du Sixième et dernier Patriarche de l’école Chan/Zen, Huineng.

Il n’est pas nécessaire d’être bouddhiste ou d’être affilié à la communauté pour pratiquer avec nous.Sentez vous donc libre d’aller et de venir pour pratiquer avec nous le temps que vous désirez et en fonction de vos possibilités.