Le Nâda

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Le son du silence intérieur

N’ayant pas une grande expérience dans le domaine qu’est l’écriture, ce que je vais tenter d’expliquer, part d’une expérience vécu et non pas le résultat d’une réflexion intellectuel sur ce qu’est   » le son du silence intérieur  » ou Nâda .
Cet article se veut évolutif au gré de mes rencontres, lectures, séances de zuochan, retraites……….

Cette pratique, car c’est bien d’une pratique dont il s’agit, est connu sous différents noms de divers traditions. Si j’ai choisi de nommer cet article   » le son du silence intérieur  » c’est avant tout pour ne pas créer de confusions avec les termes déjà usités dans ce domaine.
La pratique d’origine a été à mon sens mal comprise et trop souvent confondu avec une pratique similaire dont la base de l’enseignement, est l’utilisation du ou des sons externes ( musique) qui n’a strictement rien à voir avec le
 Nâda ! On la trouve pratiquement dans toutes les branches de l’hindouisme sous la forme de méditation sur le Shabdabrahman ( vibration sonore ) qui est aussi une forme de yoga , le yoga du son intérieur ou Nâda yoga aussi nommé Laya yoga,( yoga de la dissolution). Je reviendrai plus tard sur la notion de   » dissolution  » ou absorption de l’esprit. Certains Upanishad ( ensembles de textes philosophiques qui forment la base théorique de la religion hindoue ) enseignent de manières clair et précise sur le Nâda yoga .

Les pères du désert, le Soufisme, Platon et bien  d’autres font références au  « son du silence intérieur  « . Dans le Shurangama sutra ( le sutra de la Marche Héroïque ) , sutra Mahayana, utilisé dans le Bouddhisme Chan, Avalokitesvara dit qu’il a atteint l’illumination par la concentration sur le son intérieur . Le Bouddha loue alors Avalokitesvara et lui dit que c’est le moyen et la méthode ultime.

 

 

Il y a différentes catégories sonores de mouvement et d’immobilité. Le mouvement signifie le son et l’immobilité signifie le silence. Ici, nous laissons d’abord cesser l’objet du mouvement, qui consiste en deux types. 

Un, son déformé qui contient le sens voulu, comme le langage, les chansons et autres.

Deux sons directs qui sont dépourvus de sens, tels que les sons produits par le vent, l’eau, les oiseaux, les bêtes, les cloches, les tambours,,,

Il y a deux types de sons déformés:

Premièrement, des sons déformés à propos du banal. 

Deuxièmement, des sons déformés sur les principes.

En outre, il existe deux types de sons déformés sur le mondain – l’impuissant et le puissant. Les impuissants se réfèrent à des critiques de la littérature passée et présente et des phénomènes qui ont à voir avec d’autres personnes et d’autres temps. N’ayant rien à faire avec nous, [de tels sons] ne peuvent engendrer que des pensées dispersées, mais n’ont aucun pouvoir réel d’augmenter nos afflictions, par conséquent [de tels sons] sont «impuissants». Les sons « puissants » renvoient à des mots sur différents états pour lesquels nous désirons, des explications sur divers types d’injustices qui nous mettent en colère, des mots qui construisent notre réputation ou nous calomnient.

Les sons déformés à propos des principes ont à voir avec les mots décrivant les principes internes, externes, déviants ou appropriés. 

Même les discussions sur les pratiques bouddhistes, aussi mystiques et merveilleuses qu’elles puissent être, amènent les gens à développer une certaine compréhension basée sur les mots.

 Ces mots déclenchent des discussions internes et des processus de pensée, mais les gens peuvent ne pas réaliser ce qui se passe en eux. Saisir de telles conditions, (même si elles sont liées à la pratique bouddhiste,) signifie aussi que nous poursuivons et flottons avec ces sons, ce qui constitue une obstruction la plus grave à notre écoute fondamentale. C’est pourquoi cette tradition méditative bouddhiste traite même les enseignements verbaux des bouddhas et des patriarches comme des ennemis !

 

 

POÈME DE RÛMΠ
LE DIWAN DE SHAMS DE TABRIZ  » Le silence et l’écoute » .

LE SON INTERIEUR

 » Par ignorance nous sommes sourds au son intérieur
et nous avons besoin d’un enseignant pour nous
initier à l’ivresse de son écoute..

Ô silence tu es ce qu’il y a de plus précieux au centre de moi- 
même
Tu es le voile de toute suavité en moi
Fais-moi étalage de ta science car dans le silence il n’y a ni 
crainte ni espoir..
Pour le village détruit,abandonné,déserté,il n’est point de dîme 
ni de taxe de la terre..
L’homme de discours que sait-il de la douceur du silence ?
Le cœur avide,que connaît-il de la fraîcheur fluide ?
Je suis le miroir,je suis le miroir,je ne suis pas l’homme des 
discours
Vous pourrez voir mon état spirituel quand vos oreilles seront 
devenues regard..
J’agite mes mains comme la feuille de l’arbre et je tourbillonne 
en dansant comme la lune  » .

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