Série de poèmes de Hanshan Deqing

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Humble traduction française de  Shih Yao Xin (YaoXin Shakya OHY, OEB, DWZS) basée sur « the anthology of Chinese monk poets, The Clouds Should Know Me By Know », édité par Red Pine et Mike O’Connor et publié chez Wisdom Press.

 

Hanshan Deqing (1546-1623)

Hanshan Deqing était un moine Bouddhiste de la dynastie Ming en Chine. Il a  largement propagé les enseignements de Chan et la Terre Pure . Hanshan Deqing est considéré comme l’un des grands réformateurs du bouddhisme Chinois durant la dynastie des Ming. Comme beaucoup de ses contemporains, il a préconisé la double pratique du Chan  et de la Terre Pure.

Il fut également  un grand conférencier et commentateur, et était admiré pour son strict respect des préceptes.

 

Neige qui transperce les os

Neige qui transperce les os sur un millier de pics,
Vent enragé (s’infiltrant) par 10000 ouvertures,
Lorsque je me suis éveillé sous la couette,
j’ai oublié que mon corps réside en un monde de silence.

 

Foyer refroidi 

 

Le foyer est refroidi (éteint) et le lit de pierre est tel la glace,
Le censeur d’argile est mort avant la fin de la nuit,
Le monde du son est silencieux et mon esprit complètement calmé,
Et maintenant mon corps semble exister comme (reflète) dans un miroir.

Pluie froide

Une grosse pluie froide et une forêt de vent,
Tard dans la nuit le lotus dégouline,
Qui sait que le songe qui enchante le monde,
Est simplement la lumineuse prajna.

 

Zen du bois mort

Tard dans la nuit je m’assied seul et travaille le Zen du bois mort,
Mélangeant les cendres sans vie que le feu ne rallumera pas,
Soudainement, j’entends la cloche de la tour résonner,
L’unique clarté de ce son rempli le ciel d’hiver.

 

Escortant la lune

Dans le laisser faire de l’esprit et du corps, une vie de liberté est obtenue,
Mon grand age se déroule sur 10 000 pics,
Je ne laisse pas les nuages blancs passer la vallée à la légère,
J’escorte la lune jusqu’à ma porte close.

Lac aplati

Le froid du lac aplati pénètre les vêtements de nénuphar,
La montagne près du lac n’a ni raison ni tort,
Toutes les traces s’arrêtent, le monde est au loin,
Les nuages blancs et les mouettes n’ont pas de plans cachés.

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